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Mercredi 31 Août 2011
MediaRives

C'est le nom du nouveau du bâtiment de la RTBF à Liège. J'y suis repassé. Le long dessin qu'ils m'avaient demandé pour l'ouverture en mai est toujours là. On en parle ici: http://www.rtbf.be/video/v_media-rives-fresque-de-pierre-kroll?id=985193&category=viepratique

  


Dimanche 28 Août 2011
ALI FARZAT

C'est un confrère, il s'appelle Ali Farzat. C'est un dessinateur syrien très célèbre là-bas. Evidemment, il dessine des choses qui ne plaisent pas au régime. Il a été retrouvé tabassé, les mains brisées. Un message clair. Ca rappelle Victor Jara, chanteur et guitariste chilien. Lors du coup d'état de 1973, on lui a coupé les doigts à la hache. Tous les dessinateurs du monde pensent à toi, Ali.

  


Dimanche 28 Août 2011
Mes regrets (interview d'été dans le Soir)

Pierre Kroll – « Ne pas avoir de regrets, c’est manquer d’ambition ! »


« J’ai mis des décennies à retenir quelle était la différence entre des remords et des regrets. Il fallait chaque fois que l'on me réexplique ou que je regarde dans le dictionnaire. A 50 ans, je n'ai pas de remords. Je n'ai rien commis qui en justifierait vraiment, je n'ai tué ni violé personne, jamais volé, fort peu menti. Je pense avoir causé peu de mal autour de moi. En revanche, les regrets , ça vous arrive comme les rides: je regrette de ne pas avoir fait de la course automobile, de ne pas avoir été coureur cycliste, musicien, architecte, alpiniste, de ne guère savoir monter à cheval, de ne pas avoir 5 enfants de plus, etc. Il s'en ajoute tous les jours.
Et puis, parler de regrets publiquement, avec sincérité, c'est impossible: si je regrette une histoire d'amour ? Une femme ? Une aventure avec celle d'un voisin ? Comment l'avouerais-je dans la presse ?».

Pas assez de temps pour les hobbies

Ainsi s’introduit le caricaturiste attitré du Soir. De passage à la rédaction, où il met rarement les pieds pour des motifs de liberté artistique, Kroll se prête au jeu de manière très détendue.
« Ne pas avoir de regrets c’est manquer d’ambition ! Si ma vie était à refaire, il y a une multitude de petites choses que je changerais ». Il aurait donc pu s’orienter vers une autre profession, architecte par exemple puisque c’est la formation qu’il avait choisie. « Oui, mais mon métier, c’est évidemment une passion et je ne le regrette pas. Le côté Rock’n’Roll qu’il impose me maintient jeune ». C’est vrai qu’il ne fait pas son âge, Pierre Kroll, ce qui ne signifie pas qu’il soit inconscient du temps qui passe. « A vingt ans, on croit que l’on a des siècles à vivre devant soi. Et puis, passé cinquante ans, on retombe sur terre, le plus gros est derrière. Soudain je me rends compte que je n’ai pas pu consacrer de temps à des hobbies. C’est un véritable regret, car j’ai parfois l’impression de me laisser enfermer dans ma profession ». Lorsqu’il s’est lancé dans sa carrière de dessinateur engagé, produire un dessin lui demandait trois semaines de réflexion. Aujourd’hui il improvise plusieurs dessins par jour, pour des journaux ou des directs télévisés. Si il ne peut s’adonner à des hobbies, c’est par manque de temps : « C’est un métier très prenant, qui demande de laisser son esprit perpétuellement en éveil, d’être au fait de l’actualité. Les idées ne viennent pas toutes seules ! Je ne me plains pas, ce qui serait indécent, mais j’ai parfois l’impression de donner plus que ce que je ne reçois. Il faut un certain altruisme pour débiter des dessins à cette cadence ».

Les langues étrangères

Pierre Kroll, qui se réjouit d’avoir su créer l’équilibre entre son métier et sa vie de famille, regrette donc d’avoir délaissé les activités annexes. Laquelle en particulier ? L’apprentissage des langues étrangères. « Mon père parlait couramment quatre langues. Personnellement je me débrouille à peine en anglais. Le plus souvent je ne dis pas ce que je pense mais ce que je suis capable de dire…ça fait con ! ». Et le néerlandais ? « Appris à l’école mais jamais pratiqué, j’ai donc presque tout oublié. Et c’est dommage car j’aimerais m’adresser aux flamands dans leur langue pour leur dire ce que je pense. Etre parfait bilingue m’aurait permis de communiquer sans qu’ils n’aient rien à me reprocher ! ». Souvent subversif dans ses caricatures, Kroll ne mâche pas non plus ses mots, de l’homme émane une franchise non dissimulée. « Quand un flamand me demande pourquoi je ne parle pas le néerlandais, je lui répond que je ne parle pas le suédois non plus. Ce n’est pas du mépris envers eux, simplement je n’en avais pas besoin. Jamais je n’aurais écrit mes bulles dans une langue étrangères. Mais à présent je regrette, je vois d’autres utilités à l’apprentissage des langues. Je pousse mes enfants dans cette direction. Ils suivent des programmes d’immersion. Et de relativiser : « Cependant, comme l’a dit l’écrivain Pierre Mertens, il y a des gens qui parlent six langues mais qui n’ont rien à dire en aucune ! »

Gaëlle Frères

  


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